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Rahner, le prophète de l'Eglise ouverte

Dans l’Eglise du futur, sou­te­nait Rahner en 1972, une com­mu­nau­té de base devra pou­voir choi­sir en son sein un chef capa­ble de la gui­der et la pré­sen­ter à l’Evêque pour qu'il soit vali­de­ment ordon­né, même s'il est marié ou si c'e​st une fem­me. Cette Eglise devra être ouver­te à tou­tes les doc­tri­nes pour se rap­pro­cher de l'Eglise de l’Evangile dans laquel­le on pou­vait dire à peu près tout et où l’on pou­vait publi­que­ment expri­mer ce qu’on vou­lait. Les déci­sions seront pri­ses par la base de façon décen­tra­li­sée, les divorcés-remariés pour­ront accé­der aux sacre­men­ts, la mes­se du diman­che ne sera plus obli­ga­toi­re et l'or​dre, l'or​tho​do​xie et la clar­té devront être aban­don­nés.

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Ne pas avoir peur, voilà notre foi !

Quelle est donc notre foi ? Croire à l’e​xi​sten​ce de Dieu ? Bien sûr, nous savons que Dieu exi­ste mais Satan lui-même le sait et il y croit : ça ne chan­ge pas grand-chose pour lui, il reste ce qu’il est. Non, la foi c’e​st ces paro­les de Jésus « n’ayez pas peur ». C’est cela la foi, ne pas avoir peur. La foi c’e​st la défai­te de la peur, tout spé­cia­le­ment dans l’ad​ver​si​té par­ce que le Seigneur est avoir toi, sur la même bar­que et si lui est avec toi, qui peut se dres­ser con­tre toi ? Il ne lui a suf­fi que d’un seul geste ce jour-là pour cal­mer les flo­ts déchaî­nés.

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Il faut remettre Dieu au centre de la messe

Pour Don Nicola Bux, l’a​ban​don du latin a con­tri­bué à la désa­cra­li­sa­tion de la litur­gie. Pour lui, on a mis un accent exa­gé­ré sur la Dernière Cène pour en fai­re un repas au détri­ment du carac­tè­re cosmi­que, rédemp­teur et sacri­fi­ciel de la Messe. Il faut donc restau­rer la disci­pli­ne en matiè­re de musi­que sacrée et des canons de l’art sacré, deux aspec­ts étroi­te­ment liés à la litur­gie. La « réfor­me de la réfor­me » vou­lue par Ratzinger et sou­te­nue par le Pape François doit remé­dier à à l’a​nar​chie dans la litur­gie en réaf­fir­mant le droit de Dieu sur cet­te der­niè­re.

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L'avenir de l'Eglise sera noir et métissé

C'est aujourd'hui cer­tain : l'Occident euro­péen est spi­ri­tuel­le­ment mort, il a aban­don­né son âme aux ténè­bres et nous vivons aujourd'hui com­me des asti­co­ts dans sa car­cas­se en décom­po­si­tion, respi­rant ses éma­na­tions délé­tè­res. Stop. Ici le dia­ble n'e​st plus néces­sai­re : nous som­mes désor­mais auto­suf­fi­san­ts… et plus très dignes d'in​té​rêt pour lui. En effet le démon n'ai​me pas les pro­ies faci­les et s'en désin­té­res­se vite. Histoire ter­mi­née. Même notre pas­sé a dispa­ru, il ne nous reste plus rien.

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Qu'elle est belle, la messe du matin !

Qu’elle est dou­ce et bel­le, qu’el​le est accueil­lan­te la mai­son du Père au matin, un peu com­me cel­le d’un ami. Je suis un hôte inat­ten­du par­mi les quel­ques habi­tués de la litur­gie du matin et j’ai bien sen­ti la sur­pri­se de Jésus-lui-même qui n’a pas man­qué de me sur­pren­dre à son tour : « je t’ai atten­du cha­que matin ». Comme il me sem­ble doux et fami­lier ce grand Crucifix à côté de moi, pre­sque vivant com­me, s’il allait d’un moment à l’au​tre se tour­ner vers moi pour me ren­dre mon regard.

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Agonie

Je repen­se à toi, hom­me des dou­leurs, toi qui avais déjà par­cou­ru 30 lon­gues années d’un inter­mi­na­ble che­min de croix, quit­tant cet­te vie peu à peu. Tu étais allon­gé dans la pénom­bre de ta cham­bre, les toxi­nes hépa­ti­ques s’é​ta​ient réveil­lées de leur long som­meil : elles te gon­fla­ient, te jau­nis­sent et te tua­ient. Et tout à coup, tu as deman­dé « mais est-ce que par hasard je ne serais pas en train de mou­rir ? ». Une que­stion qui pou­vait bles­ser à mort les per­son­nes qui t’ai​ma​ient par­ce que ça tue de devoir men­tir par amour. Mais ce n’é​tait plus néces­sai­re.

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L'argent est important mais l'Eglise n'en a pas besoin

Je n’ar​ri​ve pas à com­pren­dre cet­te obses­sion clé­ri­ca­le pour l’ar​gent : l’é​gli​se alle­man­de est la deu­xiè­me plus gran­de entre­pri­se du pays, elle est d’u​ne effi­ca­ci­té bureau­cra­ti­que redou­ta­ble et pour­tant c’e​st l’Eglise la plus pau­vre du mon­de en ce qui con­cer­ne la foi… C’est la rai­son pour laquel­le je ne vois pas l’in​té​rêt de payer le denier du cul­te. Je pour­rais me con­vain­cre de payer pour ne pas que mes sous ail­lent à l’Etat mais me dire « je suis catho­li­que donc je don­ne à l’Eglise », non. Parce que ça ne sert à rien, à tout le moins tant qu’il y a la foi. L’argent n’e​st néces­sai­re que lor­sque l’on a per­du la foi. J’ai vu des grands sain­ts sanc­ti­fier des popu­la­tions entiè­res alors qu’eux​-mêmes viva­ient dans la misè­re.

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La multiplication des euros à la messe

Aujourd’hui je suis allé à la mes­se avec cinq euros en poche. Le restau­rant japo­nais de la veil­le m’a​vait rap­pe­lé une tra­di­tion de mon enfan­ce et des années 1980 en Italie lor​squ’il était d’u​sa​ge de rece­voir ses invi­tés avec une peti­te gout­te, bien avant que les mora­li­stes et autres bien-pensants hygié­ni­stes ne s’en mêlent. C’était l’â​ge d’or de la légen­dai­re liqueur Strega et je m’é​tais mis en tête d’en ache­ter une bou­teil­le au super­mar­ché du coin. Sauf qu’en décou­vrant qu’el​le était affi­chée au prix exor­bi­tant de 11,90 €, je me suis dit que j’al​lais plu­tôt ache­ter quel­que cho­se pour dîner et j’en ai pro­fi­té pour pren­dre un paquet de dix ciga­ret­tes au pas­sa­ge. Conclusion, je suis arri­vé à la mes­se avec à peu près 2,70 € en poche.

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Quand Staline voulait un métro aussi beau que nos cathédrales

Pouvez-vous ima­gi­ner le cama­ra­de Staline assi­ster à la mes­se ? Ca m’e​st pour­tant arri­vé dans l’un de ces égli­ses à « l’ar​chi​tec​tu​re » con­tem­po­rai­ne (et j’em​plo​ie les guil­le­me­ts à des­sein, le nom de cet art étant abu­sif dans le cas pré­sent) dans une débau­che de béton armé appa­rent, d’a​lu​mi​nium, de ver­re, de tubes néon, de mobi­lier abstrait avec, sur le toit, une clo­che juchée sur un pylô­ne indu­striel en fer. Tout cela au nom d’un pau­pé­ri­sme déma­go­gi­que, d’u​ne « Eglise des pau­vres » fleu­rant bon les années sep­tan­te. Vous avez cer­tai­ne­ment en tête l’un ou l’au​tre exem­ple d’u​ne de ces hor­reurs, ce qui vous per­met­tra de mieux com­pren­dre ce dont je par­le.

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