Je confesse…

Je contemple les voûtes de cette église de quartier que je n’ai jamais aimée et que je n’avais jamais considérée comme ma maison. Cette fois, oui, je me sens en famille, je fixe ces voûtes et elles me semblent infiniment chères. On dirait la charpente du ventre d’un grand bateau perdu en pleine tempête au beau milieu de l’océan. Et je me sens moi aussi sur la barque de Pierre avec Jésus à bord qui fait semblant de dormir. Et ma panique se calme et se transforme en rire lorsque le Messie ouvre un œil, qu’il me fixe et qu’il dit à voix basse : « Ne craignez pas : je suis là, ne le voyez-vous pas ? Allons, du calme… voyons ce que font les autres, et Pierre. Toi, fais semblant de rien. »

Que dirait Jésus au Synode sur la famille?

Certains se demandent ce que le Synode sur la famille apportera de nouveau. Et si tout avait déjà été dit il y a plus de 2000 ans? Le message de Jésus doit-il être actualisé – remis dans son contexte historique – ou est-il au contraire une vérité immuable ? Le Christ est-il la Vérité ou faut-il reconnaître une égale vérité en chaque conscience individuelle? Faut-il laisser une grande marge de manœuvre aux évêques ou l’unité est-elle préférable? L’Eglise doit-elle évoluer avec les mentalités du monde ou n’est-elle justement pas du monde? Et si nous laissions le Christ prendre la parole au Synode, que dirait-il?

Est-on homosexuel de naissance?

Depuis la fin des années 1950 du siècle dernier, des montagnes de temps et d’argent ont été investis pour chercher une cause biologique à l’homosexualité, quelque chose sur la base de quoi on aurait pu affirmer que l’on est « homosexuel de naissance ». Au fur et à mesure que la technologie progressait, on a exploré des possibilités hormonales, chromosomiques, cérébrales, génétiques, épigénétiques. Le résultat est toutefois toujours le même : on ne trouve rien. Même si l’hypothèse de la cause biologique de l’homosexualité est encore répandue dans le grand public, au niveau scientifique elle semble définitivement dépassée.

Un changement historique en matière de nullité du mariage

La réforme du Pape François de la loi sur la nullité du mariage pourrait fournir une solution aux divorcés catholiques. La procédure sera gratuite, rapide et plus juste et permettra aux unions contractées à la légère d’être plus facilement déclarées nulles. Les motifs de nullité ont également été élargis dans un souci d’ouverture et de miséricorde. Les divorcés catholiques pourront donc plus facilement se remarier et accéder à nouveau à la communion. Tout cela sans déroger à la règle de l’indissolubilité du mariage et sans attendre les conclusions du Synode.

Sic transeunt desideria mundi

Un conflit terrible entre la Pensée Unique et l’Eglise catholique est sur le point d’éclater. Le référendum irlandais n’est que le dernier avatar d’un long processus de déchristianisation de l’Occident qui a commencé il y a plus de 500 ans. Dans cet article dense et apocalyptique, Antonio Margheriti et Vittorio Messori décryptent pour nous l’actualité à la lueur de l’histoire et nous montrent que ce processus ne doit rien au hasard ni à une érosion naturelle des croyances. S’en suit une comparaison étonnante avec les dernières révolutions occidentales avant de nous révéler une vérité saisissante et terriblement actuelle. Un article à lire et à méditer absolument.

Les splendeurs des églises sont la richesse des pauvres

Quelle que soit l’époque, le pauvre qui entrait dans une église dont il avait bien souvent contribué généreusement à la construction savait une chose : toute cette splendeurs, ces murs somptueux, ces saints représentés sur ces tableaux magnifiques, la musique sublime, chaque sacrement, le salut même que toutes ces choses symbolisaient et promettaient lui appartenaient. Tout cela était là pour lui, à son entière disposition, tout l’apparat universel glorieux et triomphant de l’Eglise étaient au service de son âme.

Jésus mendiait sur la place

Tout autour de moi, ce ne sont que des mendiants affairés, apathiques, froids, on dirait presque des professionnels : ils ne voient même pas celui qui leur donne quelque chose ou celui qui refuse. Ils ont perdu leur humanité en même temps que leur fortune : ils sont pareils à des animaux en recherche de leur subsistance, prêts à fondre sur leur proie pour la dépouiller. Impossible de faire la différence entre le parvis des Postes Centrales de Rome et un documentaire animalier à la TV.

L’Eglise en kit

Pour remplir les églises vides, aujourd’hui tout est permis. Tout, sauf être intégriste bien sûr car il s’agit de l’unique péché restant, du seul péché originel qu’il soit encore possible de commettre. On peut tout penser, tout changer, tout dire et tout faire, tant qu’on est pas intégriste. N’a-t-on pas tendance à accuser un peu vite ces intégristes de tous les maux ? Ce dialogue prôné par les modernistes n’est-il pas parfois un compromis entre le bien et le mal ? Cette obsession de faire salle comble à tout prix est-elle vraiment sans risque ?

Journées pour les vocations: du marketing au sacrilège

Certains croient pouvoir résoudre la crise des vocations avec le show-business ou la « traite des religieuses ». L’actualité et les scandales en tout genre leur donnent clairement tort. Et si nous n’avions plus de vocations chez nous parce que nous étions devenus indignes de les recevoir, de les accueillir et d’en profiter? Au fond, les vocations ne sont-elles pas davantage un don de Dieu plutôt qu’une stratégie de marketing gagnante?

L’ambassadeur qui aimait trop les hommes

Je vous livre ici, avec une petite histoire inédite, ce qui s’est vraiment passé dans l’affaire de l’ambassadeur gay refusé par le pape François. Un pape dont la colère a fait trembler les murs de Sainte-Marthe. Vendredi dernier, une délégation s’est rendu dans le bureau du pape pour le mettre devant le fait accompli concernant Stefanini, certains de recevoir sa gratitude. Mais tout à coup – et il s’agit ici d’un témoignage direct – on commença à entendre des éclats de voix provenant du bureau du pape, des éclats de voix de plus en plus violents.

La sœur qui parlait au bon Dieu

En entrant dans cette église de Rome, je ne savais pas que j’allais au-devant d’une rencontre mystique au carrefour de la poésie, de la littérature et du mystère silencieux de Dieu qui façonne le destin des hommes. Quelques sœurs assistent à la messe. Près de l’entrée, sur une chaise roulante, est assise une très vieille sœur, perdue dans son délire mais parfaitement lucide, comme comblée d’une ironie aimable et surannée. En l’observant, je m’aperçois qu’elle a même cessé de parler aux hommes, de répondre au travers des mediatores Dei, elle répond directement à Dieu, elle lui parle : elle est déjà de l’autre côté.