L’Eglise en kit

Ou le mythe du dialogue comme compromis entre le bien et le mal

Le « dialogue », c’est le dernier avertissement avant l’agression

eglise-kit-2J’observe avec attention un type de personne que je connais bien : le catholique « ouvert au dialogue ».  Il est souriant, convivial, bon et rempli de bonnes intentions, il tient en tout circonstances un discours œcuménique et pacifiste.  En apparence.  Je le connais bien parce que je suis moi-même issu de ce milieu, bien que j’aie le sang chaud et que je ne me considère pas personnellement comme pacifique.  Il ne suffit pas d’observer cette personne, il faut également l’écouter, effectuer des comparaisons et enfin s’interroger ou plutôt tirer des conclusions.

Sont-ils si ouverts qu’ils le prétendent, ceux qui citent le « dialogue » plus souvent que le Christ ?

Oui mais jusqu’à un certain point : essayez de les contredire dans leurs certitudes qu’ils présentent comme leur « sensibilité »  personnelle, leurs « selon moi » élevés au rang d’ecclésiologie, essayez de les contredire et observez la force de leur réaction.  Essayez de confier à l’un d’entre eux un poste à responsabilité dans l’Eglise et vous verrez comment cette force se transformera en brutalité : leur tolérantisme ostentatoire se changera en en despotisme sournois allant même parfois jusqu’à la répression violente pure et simple de toute pensée différente de leur pensée unique.  L’excès de dévotion les horripile, ils militent pour le cléricalisme et la divinisation des êtres humains appartenant au clergé mais n’acceptent pas de s’agenouiller eux-mêmes désarmés devant ce qui est vraiment divin.

Mais de quel genre de pacifisme et de tolérance s’agit-il  ?  En quoi consiste-t-elle cette « paix » qu’ils prônent ?

Permettez-moi de vous l’expliquer en me référant à mon passé de libéral.

Le syndrome clérical de Peter Pan

Parlons-en de ce silence mortel, de cette la mort des passions, de cette narcolepsie ontologique propre au catholique.  Cette passivité du catholique moyen face aux stimuli externes provient en réalité d’un réflexe conditionné à l’intérieur de l’Eglise sous l’influence de la prédominance extérieure de la pensée unique qui pousse le catholique à confiner sa foi à l’intimité de sa vie privée sans en faire étalage publiquement et surtout sans prendre sa défense en société ni même au sein de l’Eglise d’ailleurs.  Il s’agit d’une véritable césure entre la vie et la religion, entre la pensée et la foi.

La seule manifestation externe socialement acceptable c’est cette attitude conviviale, jeuniste et exaltée, en somme inoffensive aux yeux du monde parce qu’elle en adopte les codes jusqu’à se réduire en une grotesque et anachronique farce mondaine.  L’unique objectif est de garder dans les sacristies ceux qui s’y trouvent déjà, ceux qui sont encore affligés de « papamanie » à quarante ans sonnés, ce qui correspond à peu près dans le monde laïque au syndrome de Peter Pan.

Il est tout naturel qu’une semblable attitude de la part du clergé n’attire pas beaucoup les foules dans les oratoires et que pour masquer leur échec, ils cherchent à se fondre dans la masse jusqu’à en perdre leur identité et à rejoindre le monde, à en adopter les usages et les coutumes, à lui casser les oreilles en prétendant que « Même Jésus et la nouvelle Eglise » bénissent leur sodomies, leur avortements, leurs adultères, leur promiscuité et toute autre forme de corruption.  De toute façon, la miséricorde de Dieu n’est-elle pas infinie ?  Petit à petit, au lieu de ramener les gens vers l’Eglise, ils finissent eux-mêmes par la quitter à moins qu’ils n’y restent pour en faire le quartier général de leur centre d’action sociale.

Du chrétien anonyme à l’Eglise en kit

Voici ce que j’entends par « dialogue » et « pacifisme » : un catholique moyen et anonyme qui a fait de l’omission un mode de vie, qui accepte passivement tous les diktats du monde, toutes les fluctuations éthiques de la société civile et qui s’en accommode bien sagement.  Autrement dit, un catholique qui considère que la doctrine et l’éthique de l’Eglise sont en-dehors de la réalité, qu’elles sont inapplicables au quotidien et qu’elles n’ont en définitive aucun impact concret sur la vie du fidèle.

C’est bien de la mort sociale et civile du chrétien dont nous parlons en filigrane.  Dans l’attente du dernier épisode tant espéré dans le sillage des protestantismes européens moribonds: la dissolution finale du christianisme dans la religion laïque.  Tout cela dans l’espoir illusoire de préserver la chèvre et le chou, c’est-à-dire le christianisme et la sécularisation qu’ils considèrent comme compatibles et constituant même le pendant logique et cohérent l’un de l’autre.  Ce n’est pas l’Eglise qui informe le monde mais le monde qui façonne l’Eglise à son image et en fonction de ses exigences.  Plutôt que de christianisme anonyme, il faudrait plutôt parler de christianisme en kit : c’est le retour de la vieille tentation de laisser les castes dirigeantes manipuler la religion à leur guise.  Il s’agit en quelque sorte d’un réflexe conditionné qui date de l’impérialisme européen, lorsque le catholicisme subsistait et tirait son pouvoir non pas de son témoignage du Christ mais de son statut de religion officielle des « très catholiques » puissances impériales.  Avec la dissolution qui s’en suivit, sans parler du destin des empires en question…

Emasculer le christianisme, décapiter les intégristes

Ce syndrome éminemment politique est causé par certaines mauvaises – bien que nécessaires d’un certain point de vue historique – habitudes de l’Eglise catholique européenne, notamment par la « chrétienté » au lieu du « christianisme » et il est aujourd’hui attisé non pas par ces intégristes que l’on accuse souvent de regretter l’ancienne puissance sociale et l’Eglise et son alliance avec le pouvoir temporel  mais bien par leurs accusateurs principaux : les progressistes, les libéraux, ceux qui sont ouverts  au dialogue, les démocrates.   Ceux qui soutiennent un catholicisme (même si eux-mêmes parlent plus volontiers de christianisme) mou, feutré, bien propre, moralisant, douceâtre et édulcoré, avant tout soumis à la sphère civile réputée réticente.  Quand ils ouvrent la bouche, c’est pour évoquer les normes éthiques variables de la société civile qu’ils considèrent comme tout à fait compatibles avec l’Eglise et auxquelles ils se conforment en adoptant réforme sur réforme.  C’est de ce catholicisme-là qu’ils veulent, un catholicisme accommodant et émasculé qui ne leur cause d’ennuis, qui ne perturbera pas leur existence et dans lequel se perdra peu à peu le souvenir de ce qui était, de ce qui est et de ce qui devrait être afin de rester chrétien.  « Scandale pour les juifs, folie pour les païens ».

Ce qu’ils prônent, en toute bonne foi, ce n’est rien de moins que la mort de la religion tout en s’accommodant, paradoxalement, d’une ecclésiologie boiteuse,  pleurnicharde, verbeuse et superficielle parce qu’ils veulent conserver l’Eglise mais une Eglise en kit.  Dans cette nouvelle Eglise, la foi n’est plus un facteur déterminant et si elle existe, ce ne peut être qu’une foi en un dieu abstrait et déculpabilisant, un dieu diffus, ni homme ni femme, ni chair ni poisson qui se bornerait à soutenir le parcours de vie de tout un chacun sans intervenir et à l’approuver parce qu’au fond tout est « bon » et tout « mérite » la bénédiction divine pour autant que ce soit « bon pour moi ».  C’est ce que Ratzinger appelait la « dictature du relativisme » et ce que nous appelons la religion « self-service » propagée au sein des facultés de théologie, des églises et des sacristies comme la doctrine de ce renouveau tant attendu.

Dans ce désordre imposé, tout est permis sauf être intégriste car il s’agit de l’unique péché restant, du seul péché originel qu’il soit encore possible de commettre.  On peut tout penser, tout dire et tout faire, tant que ça ne relève pas de l’intégrisme.  Les intégristes sont les empêcheurs de tourner en rond de la grande harmonie cléricale, du relâchement universel de la morale, du pacte hypocrite entre l’Eglise et le monde, de « l’unité » comme compromis entre le bien et le mal sur l’autel duquel tout peut être sacrifié.  C’est le nivellement par le bas, la platitude intellectuelle, le conformisme le plus immuable que l’on recherche sous des apparences festives dégoulinantes de bons sentiments, jusqu’à l’imposer par une violence sournoise exercée sur les quelques catholiques qui ne sont pas encore rentrés dans le rang et qui sont donc logiquement taxés d’intégrisme… ou d’anticonformisme.

L’obsession du chiffre

Le grand prétexte à tout cela, à cet impératif de sortir « au-dehors » pour aller « parmi les gens » – ce qui se résume en général à quitter tout simplement l’Eglise – c’est la question des chiffres.

Il s’agit de la sempiternelle obsession cléricale des églises « vides » qui rivalise celle des les écologistes et leur obsession d’un monde « trop rempli » qu’il faudrait dépeupler de ses humains surnuméraires pour le repeupler d’animaux en voie d’extinction.  Cette obsession des églises à moitié vides ou à moitié pleines, cette manie démodée de considérer que seule la présence compte et non la qualité ni le sens de la présence revient à considérer les églises comme de vulgaires cabarets où la seule chose qui importe, c’est de vendre tous les billets.  Tous les coups sont permis pour faire salle comble.

Nous avons sous les yeux les résultats de cette politique de la salle comble.  Est-ce que cela a vraiment un sens de remplir les églises de faux bigots si ceux-ci, à peine sortis, se retrouvent à la tête de mouvements en faveur de l’avortement, de lobbies gays, s’ils divorcent, se remarient, louent des utérus et militent pour l’élargissement de l’euthanasie à l’instar de n’importe quel politicien démocrate-chrétien ?  A quoi bon s’ils ne font pas de leur foyer une église domestique et ne mènent pas une vie digne de pouvoir porter le nom de chrétien, s’ils n’ont pas un minimum de cohérence ?  Mais non, il faut faire le plein de bigots, de calotins et de défenseurs du politiquement correct ecclésial.  Faire du chiffre, c’est un blasphème cent fois répété qui  monte vers le ciel pour défier Dieu.

Le désastre des cours de théologie réduits à des bureaux de placement

Justement, l’autre jour un jeune garçon, un brave gars au fond (du moins je crois), certainement animé des meilleurs intentions du monde et qui fait visiblement partie des joyeux cathos écrivait ce commentaire sur mon blog au sujet d’une sœur qui chante :

« Je ne suis absolument pas d’accord avec cet article de presse pharisaïque : l’Eglise a besoin de renouveau, elle ne peut pas rester figée dans des schémas préconciliaires qui font fuir ceux qui sont déjà éloignés !!  Il faut se bouger et adopter de nouvelles stratégies d’évangélisation.  Ce ne sont pas les gens qui doivent aller vers l’église mais l’église qui doit aller parmi les gens !!!  Rester enfermés derrière les murs des couvents et des paroisse ne sert à rien ni à personne.  Jésus n’avait que faire des fondamentalistes !!  BRAVO SŒUR CRISTINA, que l’Esprit Saint te guide. »

Nous entendons souvent ce genre de discours.  Il n’y a rien à ajouter sauf que dans le cas présent il ne s’agit que d’un prétexte pour généraliser et évoquer la décadence des cours diocésains de théologie qui forment des Rahner à la petite semaine.  C’est principalement dans le Sud et surtout en Sicile que ces cours de mauvaise théologie sont devenus un simple remède au chômage des jeunes et où, à force de courtiser les prêtres et les évêques du lieu et de leur cirer les pompes, on finit par trouver un poste fixe sans aucune préoccupation quant à la qualité de la formation.  Si seulement ils adhéraient véritablement à la religion catholique avant de prétendre l’enseigner mais ce n’est jamais le cas, ils croient en des abstractions, des intellectualismes, des petites formules apprises par cœur dans des bouquins mais sans jamais les intégrer, sans aucune profondeur.  Comme ils n’ont pas la capacité de décoder cet univers symbolique, ils lui associent d’autres éléments gnostiques qui, tous ensemble, contribuent à former un concept complexe et édifiant, fondé sur la logique.

Ce jeune homme poursuit ensuite, dans des termes conceptuellement bien pauvres et désarmants du point de vue théologique pour qui connaît un minimum de syntaxe ecclésiologique : « Je n’ai fait qu’exprimer une opinion, si vous me permettez de le faire, étant donné que je suis un professeur d’université et que je me spécialise en ecclésiologie  (donc je suis censé savoir de quoi je parle, non ?) ».

Personnellement, je ne trouve pas, en fait.  Sœur Cristina, l’avant-concile, l’ecclésiologie, les chiffres, l’église qui doit sortir hors d’elle-même : mon Dieu, quelle confusion !  Il est toujours risqué de lancer des slogans depuis le balcon de Saint-Pierre: les gens risquent de s’y arrêter et de sous-entendre tout le reste.  Ce qu’il leur fait défaut, c’est surtout la logique, malheureusement, ainsi que la connaissance élémentaire du sujet et les outils pour connecter entre eux des phénomènes culturels bien différents.  Comment est-il possible d’enseigner la théologie (et c’est un problème qui revient souvent sur la table aujourd’hui) avec des jeunes qui sortent à peine des écoles techniques et qui passent du commercial aux manuels de théologie sans aucune base classique, humaniste ni philosophique ?  Ils n’ont aucune logique et feraient mieux de se mettre à l’école des auteurs grecs anciens.

J’explique deux ou trois choses à ce brave jeune homme aux idées brouillonnes pour répondre à ses déclarations inconsidérées qu’il considérait sans doute comme marquées du sceau de la science.  La théologie qui constituait autrefois la somme et le sommet de tous les savoirs parce qu’en elle que se reflétaient toutes les sciences spéculatives est aujourd’hui victime d’interprétations bon marché, de lieux communs mystificateurs et de « d’après moi » aguicheurs.  D’ailleurs les journalises eux-mêmes se sont lancés depuis belle lurette dans la théologie racoleuse.

L’Eglise doit aller parmi les gens.
– Et avant, elle glandait ?

Je conteste donc le slogan  « ce n’est pas les gens qui doivent aller vers l’église mais l’église qui doit aller vers les gens » parce qu’il s’agit du discours typique du progressiste vissé à sa chaire de vérité depuis des années, reclu dans sa tour d’ivoire théologique érigée en forteresses de sa baronnie voire en maison close pour son prurit narcissique : ces gens-là s’admirent dans le miroir, se parlent à eux-mêmes et s’applaudissent.  « Il faut aller vers les gens ».  Comme si l’Eglise n’était jamais allée dans les lieux où les gens vivaient, comme si pendant des siècles elle ne s’était pas préoccupée de la santé, de l’enseignement, du confort, de nourriture et de l’hospitalité des « gggeeeens » et qu’elle n’avait pas été bien souvent la seule à le faire à une certaine époque, voyageant aux quatre coins du globe et palliant en Italie aux carences de l’Etat-providence.

Se sont-ils seulement jamais préoccupés d’étudier l’histoire de l’Eglise, ces petits jeunes qui ont encore le lait qui leur sort du nez et qui sont dégoûtés de ce qu’ils voient dans les temples de Dieu ?  Voilà comment, l’autre jour, depuis leur chaire de para-théologie ils nous expliquent comment et dans quelle direction l’Eglise « doit aller ».  Ensuite, après avoir traité cette Eglise de « vieille décrépite » dans un élan de jeunisme et avoir décrété de façon péremptoire que tout ce que l’Eglise avait toujours été n’était « plus adapté à notre époque », après avoir traité tous ceux qui pensaient autrement (peut-être y en-a-t-il quelques-uns parmi les « gens ») d’intégristes, ils dégainent enfin leur parole fétiche : « dialogue ».

Boutons les sœurs hors des couvents !

A la condition naturellement qu’ils soient les seuls à parler.  Mais il ne s’agit plus là véritablement de dialogue.  Le fond du discours vise un autre objectif, même s’ils ne veulent pas l’admettre ouvertement, peut-être en toute bonne foi: on commence par relever l’aspect convivial de la vie au sein de l’Eglise, on se fixe comme but fictif cette dialogique, on décrète que tout le monde doit sortir de l’édifice sacré, on finit par prétendre que « c’est inutile » qu’il y ait des sœurs « enfermées entre quatre murs », c’est-à-dire dans des couvents et que donc « ça ne sert à rien de prier » alors qu’il s’agit de la raison d’être principale de la vie consacrée par son aspect sacrificiel d’holocauste personnel offert à Dieu pour le salut spirituel de l’homme en réparation des péchés du monde.  Donc, tout le monde dehors, même des couvents pour aller à la rencontre des « gggeeeens ».

Mais pour faire quoi ?  Du vivre ensemble ?  De l’Agape et autres foutaises helléniques (c’est curieux chez les progressistes cette manie d’utiliser un grec caricatural plutôt que le latin qui est la langue officielle de l’Eglise).  Du divertissement ?  De l’animation ?  On peut faire tant de choses en allant « vers les gens », hors des couvents et des églises.  Tout sauf évangéliser, cela va de soi.  Tout sauf les ramener vers l’église, ces mythiques « éloignés ».  Aussi bien en haut qu’en bas de l’échelle, mus par un sécularisme bestial, ils jugent l’Eglise indigne de leurs propres coutumes, de leur éthique, de leur morale et de leurs convictions, même en l’absence de toute éthique et de toute morale qui ne soit pas celle des hédonistes et des satrapes.  Ils devraient penser aux âmes plutôt qu’à l’animation.

L’important c’est d’y être, pas de se convertir –  l’Eglise-spectacle

Ils sont venus, ils sont tous là… l’important c’est d’être ensemble, de faire nombre.

Qui a dit qu’il était obligatoire d’aller à l’église ?  Il n’y a pas que le nombre qui compte, pas besoin que les messes débordent de fidèles : c’est dans l’intérêt de chacun de travailler à son propre salut.  Que par ailleurs l’Eglise, à l’instar des partis politiques, soit obsédée par les chiffres, la quantité et les statistiques relève d’une autre problème et révèle sans doute une certaine mondanité spirituelle.  Mais Jésus n’a jamais parlé de nombres et il n’a jamais promis non plus un rapport serein avec le monde.  L’Eglise doit contester le monde et son esprit.  Les destin de l’Eglise véritable sera toujours celui du martyre après la traversée de déserts de solitude infestés de scorpions.  Je voudrais qu’il n’en fût pas ainsi mais les choses sont ainsi  parce que c’est ce que le Messie nous a promis.  Notre récompense n’est pas de ce monde et celui qui cherche sa récompense dans ce monde et l’obtient, dit Jésus, qu’il n’attende rien d’autre ailleurs.

Voilà ce que j’ai répondu à notre jeune homme.  Et j’ai conclu par ces mots:

« Veuillez donc avoir l’amabilité de ne pas jouer le rôle de celui qui, du haut de sa tour d’ivoire, malgré son manque de cheveux gris, se croie autorisé à décréter urbi et orbi que « l’église doit aller vers les gens » comme si elle avait passé son temps à glander jusqu’aujourd’hui, comme si elle n’avait pas toujours été la seule et unique religion missionnaire et qu’elle ne portait pas dans son ADN la nécessité de se transmettre et de se partager. »

La réponse ?

« Cher Mastino, je trouve votre ton peu courtois et je vous trouve peu ouvert au dialogue… »

Par Antonio Margheriti, d’après un article original en italien traduit et publié avec l’autorisation de l’auteur.

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